Abilio Diniz veut se renforcer dans Carrefour

Abilio Diniz veut se renforcer dans Carrefour

Mi-2015, la participation au capital de la branche brésilienne de Carrefour est augmentée à 12%. Dès lors, Abilio Diniz détient, à travers Peninsula, deux sièges au CA. Fin 2014, Peninsula, le fonds d'investissement créé par les Diniz, rend publique l'acquisition de 10% du capital de la filiale brésilienne de Carrefour. Au printemps 2013, Abilio Diniz est nommé président du conseil d’administration de Brasil Foods, un géant de l'agroalimentaire.

Une première grande surface Grupo Pão de Açúcar créée dès 1959

Pour améliorer son propre groupe, Abilio Diniz s'est inspiré du succès de Carrefour, dont il a rencontré les créateurs dans les années 1970. Le secteur du commerce écrira son avenir dans les grandes surfaces, voilà l'avis de son père dès la fin des années 50. GPA, ou Grupo Pão de Açúcar a été initié par la boutique du père d’Abilio Diniz.

Le groupe Casino actionnaire majoritaire de GPA, Abilio Diniz laisse son groupe

Le groupe Pão de Açúcar doit faire face à la concurrence du Français Carrefour en terre brésilienne. Il a renoué avec sa stabilité financière à l'issue de la crise économique et entame les discussions de partenariat avec Casino. Abilio Diniz cède des actions à hauteur d'un milliard de dollars à Casino. Le président directeur de général de Casino prendra sept ans plus tard le contrôle du groupe GPA. Le barrage du PDG du groupe Casino et le recul de la Banque Brésilienne de Développement font échouer l'alliance de GPA avec Carrefour Brésil.

Le le groupe d'Abilio Diniz fait face à d'importantes difficultés financières au début des années 1990, en pleine crise. Abilio Diniz est pris en otage par un groupe "d’extrême gauche" lors de l'élection présidentielle de 1989. Libéré après 7 jours de captivité, l’homme restera traumatisé à jamais par cette événement. A la fin des années 90, un rapprochement financier et commercial survient entre le groupe français Casino et le Grupo Pão de Açúcar.

Athlète, Abilio Diniz débute sa journée par un entraînement sportif. Ancien joueur de football, il a aussi pratiqué la capoeira et la boxe. Le businessman est catholique pratiquant, il est très attaché à Sainte Rita, la sainte des situations désespérées. Abilio Diniz se réclame comme acteur d’un "capitalisme responsable", un courant fondé sur le continent américain et qui préconise le contentement et la motivation des équipes dans les sociétés.

Abilio Diniz veut parfaire ses connaissances en économie en Amérique du Nord. Les enfants de son quartier le considèrent comme leur tête de turc pendant sa jeunesse. C'est lors de la crise de 1929 que sa famille, d’origine portugaise, est partie pour le Brésil. La métropole de São Paulo, au Brésil, a vu naître Abilio Diniz en 1936.